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Il a été désigné à la majorité : Mouaâd Bouchareb prend la place de Bouhadja

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Le processus de destitution de Saïd Bouhadja arrive à son terme. L’opération a été finalisée ce matin par les députés de la majorité qui ont désigné Mouaâd Bouchareb, candidat unique au perchoir, comme nouveau président de la chambre basse du Parlement.

Sur les 320 députés présents, seuls deux d’entre eux n’ont pas avalisé le rapport du bureau du Parlement sur la vacance du poste de président et seul le député indépendant de Tizi-Ouzou, Belkacem Ben Belkacem s’est abstenu lors du vote du nouveau président.

Ils étaient, en effet, 288 députés à être présents. Ces derniers ont été munis de 33 procurations. Sans concurrent, Mouaâd Bouchareb candidat du FLN a été soutenu par le RND, le TAJ, le MPA, les indépendants et El Karama.

Sans surprise, le nouveau président a rendu hommage au chef de l’Etat pour « la confiance qu’il a placé en moi ». Dans son discours, Bouchareb a estimé qu’avec la reprise en main de l’APN « d’une manière démocratique », il « œuvrera à asseoir un débat d’idées loin de l’invective et l’insulte ».

A souligner que les partis dits de l’opposition ont tous boycotté la plénière. Seul Lakhdar Benkhellaf est venu dénoncer l’opération dans les couloirs de l’hémicycle. Il a informé que les partis de l’opposition se concertent pour une riposte. Il n’a pas exclu le gel de leurs activités ou leur démission collective de l’APN.

Pour rappel, cela fait près d’un mois que le conflit à l’Assemblée a éclaté entre Saïd Bouhadja, qui refuse de quitter, et les députés de la majorité. Après la motion de retrait de confiance, les députés frondeurs ont cadenassé l’accès à l’APN et fermé les bureaux de Bouhadja, pour annoncer, ensuite, la vacance du poste de président.

Aujourd’hui, ils ont procédé à la désignation d’un autre président, mais le procédé choisi reste, selon des juristes, illégal et porte atteinte au droit et aux institutions de l’Etat.

La question qui se pose pour une APN bicéphale, c’est quelle est l’autorité qui saura trancher ce conflit qui opposerait un président élu et légitime et qui refuse de démissionner et un autre lui aussi élu, mais le procédé qui l’a porté au perchoir relève d’un coup de force.