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Les partis de l’Alliance présidentielle se sont mis d’accord: Le député du FLN, Moad Bouchouareb pour succéder à Bouhadja

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Le député de Sétif Moad Bouchouareb est officiellement le candidat du FLN à la présidence de l’Assemblée nationale dont l’élection dit avoir lieu ce mercredi.

L’actuel chef du groupe parlementaire qui est pressenti pour prendre la relève de Said Bouhadja forcé à la démission par les quatre partis formant l’Alliance présidentielle aura le soutien dit-on des autres partis à savoir le RND, le MPA, TAJ et les Indépendants.

Le nom du futur président de l’APN a été arrêté d’un commun accord lors de la rencontre des partis politique avec Ahmed Ouyahia lundi dernier au siège du gouvernement.

L’élection du président de l’APN est régie par la Constitution et le règlement intérieur fixant l’organisation et le fonctionnement de l’APN. Le règlement intérieur précise les modalités de cette élection. Selon l’article 3 du règlement intérieur de l’APN et conformément à l’article 114 de la Constitution et l’article 11 de la loi organique fixant l’organisation et le fonctionnement de l’APN et du Conseil de la Nation ainsi que les relations fonctionnelles entre les chambres du Parlement et le Gouvernement, le président de l’APN est élu au scrutin secret en cas de pluralité de candidats. Le candidat ayant obtenu la majorité absolue des députés est déclaré élu.  En cas d’absence de majorité absolue, un deuxième tour est organisé entre les deux premiers candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix. Le candidat ayant obtenu la majorité est déclaré élu. En cas d’égalité des voix, le candidat le plus âgé est déclaré élu. En cas de candidat unique, l’élection est effectuée à main levée et il est déclaré élu s’il obtient la majorité des voix.

Saïd Bouhadja, a affirmé avoir adressé un rapport sur ce qui se passe au palais Zighout Youcef au chef de l’Etat : «Je ne suis pas un insurgé. J’ai adressé un rapport au président du parti et de la République, et j’attends sa réponse». Il s’est dit qu’il est prêt à démissionner si le président de la République lui demande de le faire : «C’est lui qui m’a proposé à ce poste. S’il me demande de partir, je quitte mon poste. S’il me demande de rester je reste», précise Bouhadja qui ajoute : «J’ignore encore les raisons véritables de ce comportement, mais chose est sûre : ces agissements sont immoraux et portent atteinte à l’image de l’APN à l’intérieur comme à l’extérieur du pays», dénonce Bouhadja.

Dans une longue contribution publiée aujourd’hui sur sa page facebook et intitulée «On quitte le parlement ou on poursuit la résistance», le président du MSP Abderazak Makri  explique les raisons selon lesquelles son parti ne quittera pas l’APN malgré le coup de force opéré contre Bouhadja : «Dés que des nouvelles évolutions se manifestent sur la scène politique, portant atteinte à la réputation et à la crédibilité du Parlement, des voix s’élèvent pour nous demander de le quitter», indique Makri : «A priori pas d’inconvénients à exprimer cette demande, dans la mesure où il s’agit d’une position politique qui ne saurait être mise au débit d’un parti, mais le problème, c’est dans l’appel lui-même, sa légèreté, en ce sens qu’il ne se fixe aucun objectif préalable ni ne correspond à aucune vision globale, ayant le souci  de la justice l’équité, la démocratie et l’amélioration de la vie du citoyens», se justifie-t-il. «Si la sortie du Parlement pouvait constituer une phase décisive permettant au peuple d’imposer le changement de système par la rue, dans un élan populaire, pacifique, la démission collective  serait alors un devoir qui nécessite tout de même un débat», poursuit le chef du MSP qui rejette cette option.

Pour sa part, le RCD dénonce un coup de force et indique qu’il ne participera pas à cette séance.  Dans une déclaration intitulée «APN : de la Chambre d’enregistrement au Parlement croupion», les députés du RCD «dénoncent ce coup de force» qui s’ajoutera à «une multitude de coups de force et de viols de la légalité tout au long de ces deux dernières décennies et qui seront gravés comme la pire période de l’autoritarisme dans toute l’Histoire de l’Algérie indépendante». Ils assurent avoir, dès le début de cette crise, alerté sur «la nécessité du respect de la légalité et des dispositions constitutionnelles en la matière». Ils l’ont fait pour «défendre le seul choix de renforcer les facteurs d’ordre dans une situation de crise nationale profonde où les dérives peuvent mener à l’irréparable. Aujourd’hui que les tenants de l’autorité usurpée appellent à une plénière pour valider leur putsch et installer un président factice au perchoir de l’APN, les députés qui ne souscrivent pas à ce fait accompli doivent compter leurs rangs et exprimer leur condamnation», soutiennent-ils.