23eme salon international d’Alger: 54 titres étrangers interdits

Saïd Farhi Le


Le Commissaire du 23eme salon international du livre, Hamidou Messaoudi a indiqué ce lundi lors d’une conférence de presse que 54 titres étrangers ont été interdits pour avoir traité des sujets qui ne sont pas en phase avec les principes du Salon.

L’express DZ magazine est désormais disponible sur les étals

Ce nombre est selon le conférencier en baisse par rapport à la précédente édition qui vu l’interdiction de plus de 130 ouvrages.

Le Commissaire du salon a révélé que 20 maisons d’édition ont été privées d’exposition pour ce salon pour avoir enfreint le règlement de cette manifestation littéraire.

Pour le responsable de ce salon aucun ouvrage édité par une maison d’édition algérienne «n’a été interdit».

Il aussi nié le fait d’avoir ignoré ou censuré les auteurs algériens révélant dans la foulée que 65 écrivains algériens seront présents sur les 94 invités aux côtés de 21 invités étrangers.

Parmi les auteurs algériens présents citons entre autres Waciny Lared, Amin Zaoui, Kamel Bouchama, Maïssa Bey…Yasmina Khadra ne sera pas présent, encore une fois, bien qu’il ait publié dernièrement un roman intitulé Khalil. 

La Chine sera l’invitée d’honneur et ce, à l’occasion du 60e anniversaire des relations historiques entre l’Algérie et la Chine. Elle sera présente avec 40 maisons d’édition.

Le conférencier a aussi indiqué que le budget de cette manifestation littéraire s’est élevé cette année à 60 millions de DA. 

Pas moins de 970 maisons d’édition seront présentes à ce rendez-vous livresque dont 270 exposants algériens. Le nombre d’ouvrages mis à la disposition du public avoisinera les 300 000, toutes disciplines confondues. Plusieurs personnalités viendront débattre de thèmes précis, présenter et dédicacer leurs ouvrages.

Il est attendu entre autres la venue de l’ancien ministre égyptien de la Culture ou encore de l’ex-ministre palestinien de la Culture, Yahia Yakhlef. 

Outre la France et l’Espagne, l’Italie avec l’Institut Culturel Italien présente les dernières nouveautés éditoriales dans son stand avec des écrivains italiens et auteurs universitaires. Les différentes maisons d'édition algériennes participeront cette année avec des nouveautés.

Le romancier à succès Yasmina Khadra a sorti à la fin du mois dernier sa dernière œuvre «Khalil» aux éditions Casbah.  Les romancières Maïssa Bey et Amira Géhanne Khalfallah ont elles aussi sorti respectivement les romans «Nulle autre voix», et  Le naufrage de la lune», aux éditions Barzakh. Lazhari Labter est annoncé avec un nouveau roman «Laghouat, la ville assassinée» à paraitre aux éditions Hibr. Cette maison d'édition, annonce la sortie prochaine des romans «Balak» de Chawki Amari, «Body-writing» de Mustapha Benfodil, «Picasso: le mangeur de femmes  de Kamel Daoud ou encore «Aïzer»,  dernier ouvrage de l'écrivain et traducteur Mohamed Sari, un auteur qui annonce également «La guerre des tombes» publié par la jeune maison d'édition El Djazair Taqraa.

Cette dernière maison d'édition, annonce la sortie des romans de Mhammed Ben Dida, de Mohamed Ben Zekhroufa et de Sofiane  Meknine. Pour sa part, les éditions Chihab annoncent la sortie des romans «Aimer Maria» de Nassira Belloula et «Thabet edhelma» de Amel Bouchareb, et une traduction en tamazight du livre «Pluies d'or» de Mohamed Sari en plus du livre «Oasis, images d'hier, regards d'aujourd'hui» coordonné par Lezhari Labter avec des photographies du Centre de documentation de Ghardaïa. L'éditeur annonce également des livres d'histoire dont «Brève histoire de l'Algérie» de Chems Eddine Chitour, «De Constantinople à El Djazaïr» de Mustapha Hassen-Bey, ou encore «A la rencontre de l'Aurès, 50 ans d'amitié» de Jean-François Garde. Il faut aussi noter la sortie récente de l'ouvrage «GPRA, un mandat historique. 19 septembre 1958- 3 août 1962» publié par Abdelmadjid Merdaci aux Editions du Champ libre et de «La guerre de libération vécue par un lycéen»  de Chaïchi Baghdadi (Ed Dahlab). «Ce drôle de môme...» (L'enfant autiste) du professeur Houria Chafaï Salhi (Ed Koukou), «De l'ALN à l'ANP» de Saphia Arezki (Ed Barzakh), «Economie de l'Algérie coloniale»  de Ahmed Henni (Ed Chihab), «Le trauma colonial» de la psychanalyste Karima Lazali (Ed Koukou) sont également attendus en plus d'un ouvrage collectif «Hiziya mon amour» (Ed Hibr). 

La superficie occupée par le Salon est de 15 000 mètres carrés, répartis sur trois pavillons : Central, Casbah et Ahaggar. Quand au pavillon G, il sera réservé à la presse et abritera la salle de conférence du SILA. L’accès au SILA sera gratuit cette année. Si en 2017, 1,5 million de personnes ont déambulé à travers les allées du Salon, cette année, Messaoudi a émis le vœu d’atteindre la barre des deux (2) millions de visiteurs pour cette édition. 

Le SILA 2018 qui aura lieu du 29 octobre au 10 novembre au Palais des Expositions des Pins Maritimes (SAFEX) verra la participation de 48 pays est plus qu’un simple salon. Le SILA a été à travers les années un véritable espace de rencontres, d’échanges, mais a aussi endossé le rôle de «forum» propice aux discussions et aux débats d’idées et de positions de tous horizons. 

Sous le slogan «livre ensemble», cette 23 ème édition ne manquera sans doute pas d’attirer les foules passionnées du livre et de la culture en général, une très bonne occasion pour faire de nouvelles découvertes littéraires, rencontrer des auteurs et des éditeurs, mais aussi prendre la température de la vie littéraire et du statut du livre en Algérie.


Sur le Meme Thème

Scroll Up