Octobre 1957. L’armée coloniale mène une vaste opération de ratissage dans la vallée de la Soummam. Dans la foulée, de nombreuses personnes étaient arrêtées et conduites au stade communal de la ville de Sidi-Aich, converti  à l’occasion en camp d’internement. Jouxtant le stade communal, le centre de formation professionnel (CFPA) est aménagé, quant à lui, en centre de torture où les personnes détenues ont subi les pires supplices pour leur arracher des renseignements concernant l’ALN.

Parmi  les torturés, plusieurs  d’entre-deux seront conduits de nuit, mains liées, vers les hauteurs de Maâla surplombant le quartier Timzaghra, au lieu-dit Ighzar Nechviv pour être ensevelies vivants dans un puits sis dans une  ferme agricole appartenant à la famille  Chabour.

Même, si l’on ne connait pas, aujourd’hui, avec exactitude le nombre  des martyrs  enterrés dans ce puits transformé en fosse commune,  le recoupement des témoignages fait état de plus d’une centaine de victimes.

Ce puits dont certains croient encore entendre les râles des suppliciés, restera un des aspects  et un témoin  éternel de la barbarie de la colonisation.  « Il est indispensable d’entreprendre en urgence un travail de recherche pour identifier les noms des martyrs ensevelis dans ce puits et les porter sur une plaque commémorative, comme cela est fait pour le puits Bouabcha sis au village Tifra» fait remarquer , un  ancien moudjahid.