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Nouvelles dynamiques entrepreneuriales: Le FCE présente aux Français les atouts des entreprises privées algériennes

Inès M Le


« L'Algérie qui est, pour les entreprises, notamment françaises, la « Porte de l’Afrique » est un pays en mouvement et cette transformation est porteuse d'opportunités et d'ambitions multiples. Nous nous projetons dans le futur et c’est l’Algérie de 2030 que nous sommes en train de façonner dès aujourd’hui », c’est ce qu’a déclaré aujourd’hui le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, lors de son allocution à l’occasion de la matinée-débat sur : «Les nouvelles dynamiques entrepreneuriales algériennes », organisée à Paris en collaboration avec Les Echos.

Evoquant l’importance du secteur privé dans le développement économique de l’Algérie, MHaddad révèle que sur les 11 millions de personnes en activité en Algérie, 7 millions, c’est-à-dire plus de 63%, sont employées par les entreprises privées. Le secteur public, administration et entreprises, emploie 4 millions de personnes.

Pour le président du FCE, les orientations du Président de la République ont permis au pays de valoriser son immense territoire et de construire un socle solide, sur lequel s’appuient les réformes de deuxième génération engagées récemment. Il rappelle que l’Algérie ne part pas de rien. Elle dispose de nombreux atouts, selon lui. L’entreprise privée est devenue un véritable moteur de création de richesse et d’emplois.

Le président du FCE n’hésite pas aussi de parler de la diaspora Algérienne, qui recèle, selon lui, d’un potentiel non négligeable de ressources humaines de haute qualité.

« La mue des économies de la région va s’appuyer sur le secteur privé, les Etats ne disposant plus des ressources nécessaires pour assurer la croissance économique. C’est cette dynamique d’émergence de l’entreprise conjuguée aux évolutions profondes que sont également en train de connaitre nos grandes sociétés publiques, à l’image de Sonatrach ou Sonelgaz, qui va façonner l’Algérie de demain, l’Algérie de l’après-pétrole », a-t-il déclaré en précisant que ces deux sociétés ont entrepris des programmes de modernisation qui se concrétiseront de façon évidente dans le cadre de partenariats mutuellement bénéfiques avec des leaders internationaux.

Pour MHaddad, l’Algérie de demain c’est aussi grâce aux mutations que connait le secteur de l’agriculture qui figure aux priorités du pays. Les réformes menées commencent déjà à donner des résultats dans le domaine des fruits et légumes et de la production céréalière qui a atteint cette année 65 millions de quintaux. Les opportunités ne manquent pas, selon lui, pour les entreprises françaises et algériennes dans le cadre de partenariats de coproduction et de colocalisation.

Sur la coopération entre les entreprises algériennes et françaises, il dira qu’elle doit transcender l’aspect commercial et favoriser l’investissement productif, le transfert de technologie et de savoir-faire et la réalisation de pôles de compétitivité et de centres d’excellence. Il cite comme exemple la réussite des entreprises françaises, déjà installées en Algérie, qui dénote de la portée du marché algérien. C’est là de Renault, Lafarge-Holcim, ENGIE, CMA-CGM, BNP, Société Générale, Total, SchneiderElectric, et les acteurs de l’agro-alimentaire et des services ne s’y sont pas trompés. Elles y réalisent de très bonnes affaires.


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