Mohammed Yaddadene, Manager du secteur automobile: « Toute situation négative pourrait nuire à l’image des marques concernées »

Inès M Le


Mohamed Yaddadene consultant dans le secteur automobile

L’Express-DZ : Les scandales sur les défauts de fabrication de certains véhicules montés localement ne cessent d'alimenter les réseaux sociaux. D’abord quel commentaire faite vous sur ces défauts ?

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MYaddadene :   D’abord, il y a lieu de préciser que les défauts font partie du processus de montage et même de fabrication à travers le monde. Il n’y a qu’à voir le volume de rappel de véhicules lors des opérations initiées par les constructeurs.

Les malfaçons ou défauts de montage sont souvent provoqués par une main d’œuvre qui commence à peine à se familiariser avec le processus, tout en se formant avec l’évolution des volumes réalisés (selon l’apprentissage).

Selon les défauts constatés, il y a lieu de revenir vers le système de traitement de la garantie constructeur pour faire valoir ses droits et se mettre en contact avec la cellule relations clients qui doit rester à l’écoute et traiter les réclamations des clients.

Ce traitement permettra de corriger au fur et à mesure les défaillances maintenant si cela persiste il faut intervenir là où il faut au niveau du poste de travail concerné sur chaque chaine de montage pour mettre un terme définitif et éviter d’autres problèmes.

J’insiste sur la mise en main des véhicules à travers la préparation technique et esthétique avant l’arrivée des clients et au moment de la livraison aux clients.

L'association de protection des consommateurs (APOCE) vient d'annoncer qu'elle dépose des plaintes contre les sociétés de montage de véhicules pour dénoncer les prix jugés excessifs et la mauvaise qualité des véhicules. Qu’en pensez-vous ?

Si cette association (APOCE) a été saisie par les consommateurs d’abord ou bien si elle détient des informations sur les problèmes de qualité ou sur les prix pratiqués, c’est de son devoir d’initier les actions nécessaires afin de protéger les consommateurs. C’est une prise de conscience dans l’intérêt des algériens. Simplement, c’est une opération où il faudra avoir des arguments et des preuves solides d’abord pour la qualité et pour les prix également, à moins que cette association ait pris connaissance des structures des prix de revient de chaque marque présente sur le marché. Il faut être prudent dans ces cas pour éviter les diffamations et les échecs. Toute fois une association de protection des consommateurs est faite pour défendre les intérêts de ces derniers qui doivent la saisir avec des dossiers et des arguments solides sinon c’est une aventure sans fin.

Est-ce que cette situation nuirait à l'image de l'industrie automobile en Algérie et pourquoi ?

Vous savez toute situation négative pourrait nuire à l’image des marques concernées mais également à l’image qu’on a de l’industrie automobile selon les arguments avancés par les plaignants. C’est vrai que les unités de montage ont poussé rapidement dans ce métier où la formation et l’adaptation à la technologie demandent du temps de même que la culture industrielle de la qualité qui doit être assimilée par les opérateurs sur chaine et le contrôle qualité doit être renforcée pour éviter des surprises.

 


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