Affaire de financement libyen de la présidentielle de Sarkozy : Le fils de Kadhafi transmet sa version à la justice

Nadjoua Dani Le


Le Fils de l'ex dirigeant Libyen enfonce l'ancien président français, Nicolas Sarkozy

Saïf Al-Islam Kadhafi, fils de l’ex-dirigent libyen, Mouammar Kadhafi, a adressé à la justice française un courrier dans lequel il réitère ses accusations à l'encontre de Nicolas Sarkozy sur un éventuel financement occulte de sa campagne présidentielle de 2007, rapporte ce mardi  11 septembre le journal le Monde.

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Le fils de Khdhafi, revient à la charge 7ans après ses premières accusations contre l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, livrant sa version des faits « dans une missive de huit pages en transmise cet été aux juges français par l'intermédiaire de son cabinet d'avocats britannique concernant un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007», précise le média.

L'authenticité de la lettre, datée du 11 juillet dernier et écrite en arabe, est certifiée par les avocats britanniques.

Dans sa lettre, le fils de Kadhafi réitère, dans des « des propos détaillés et circonstanciés », que Sarkozy avait perçu de l'argent du régime libyen pour couvrir les frais de sa campagne électorale. « des propos détaillés et circonstanciés », ajoute Le Monde.

« Avant la campagne victorieuse de 2007, Sarkozy avait pour rival Dominique de Villepin, également candidat, or, les chances de réussite de ce dernier étaient maigres, ce qui avait été confirmé par des rapports spécialement commandés à cet effet. Cela avait encouragé l’Etat libyen à s’intéresser à la question du soutien à Sarkozy, qu’il
avait effectivement reçu sous la forme d’une somme de 2,5 millions d’euros », écrit Saïf al-Islam Kadhafi.

« M.Sarkozy a dépêché un représentant, Claude Guéant, afin de recevoir l’argent ; et j’ai appris de Bechir Saleh [le directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, NDLR] qu’il avait reçu l’argent en espèces à son
bureau. Bechir Saleh m’en a informé, me rapportant une anecdote selon laquelle la valise n’ayant pu contenir les sommes facilement, Claude Guéant serait monté dessus, appuyant avec ses pieds pour la fermer.
Claude Guéant serait ensuite reparti en France avec ce montant », a t-il accusé.

Selon le Monde, dans son courrier, Saïf al-Islam Kadhafi cite notamment que, Alexandre Djouhri, arrêté en 2018 à Londres et placé sous contrôle judiciaire dans cette enquête, « menaçait Bechir Saleh de mort s’il évoquait le soutien à la campagne de Sarkozy".

Dans cette affaire, Nicolas Sarkozy, a nié avoir reçu de l'argent du régime de Kadhafi, suite à sa mise en examen en mars 2018 pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens », réclamant « le versement de témoignages à décharge ».

 

 


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