Tahar Hadjar le ministre de l'enseignement supérieur

Des dizaines d’enseignants-chercheurs, affirment avoir été exclus «sans explication»  par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique du programme national exceptionnel. Dans une lettre adressée à la presse nationale, ces enseignants-chercheurs appellent le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, à reconsidérer le problème de cette catégorie et d’intervenir face à cette exclusion «inéquitable» et «injuste».  Ces enseignants-chercheurs, qui se sont constitués en collectif, ont tenu jeudi dernier un sit-in devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur.

Des centaines de doctorants ont soumis en mai 2018 leurs candidatures au programme national exceptionnel (PNE) pour l’année universitaire 2018-2019, auprès de leurs facultés et départements respectifs pour parachever les travaux de leurs thèses de doctorats dans un établissement d’enseignement ou un laboratoire scientifique étranger. La procédure suivait un bon déroulement et les candidats ont même été «rassurés par différentes instances du secteur», expliquent ces enseignants-chercheurs.

Certains ont été appelés à compléter leurs dossiers et le ministère a même attesté de la conformité administrative des candidatures. Mais coup de tonnerre, fin juillet, une cinquantaine de candidats, issus du système classique et inscrits en 6e année de Doctorat ont constaté avec surprise «avoir été exclus, sans explication ni justificatif, de ce programme de bourse». Les enseignants-chercheurs exclus ont décidé de s’adresser au premier responsable du secteur dans une lettre ou ils tenus à rappeler à Tahar Hadjar «avoir déjà été privés de participer lors de la précédente édition, en 5e année, à ce programme, qui n’était ouvert qu’aux enseignants-chercheurs inscrits en 7e et 8e année de doctorat».  Les enseignants-chercheurs exclus ont souligné que les doctorants en 6e année, issus du système classique, «ne recevront pas un certificat de scolarité lors de la prochaine rentrée universitaire». Leur étonnement est d’autant plus grand que face à cette exclusion est d’autant plus grand que ce programme a déjà octroyé des bourses aux doctorants inscrits en 6e année lors de l’année universitaire 2015-2016. Une exclusion «injustifiée et injuste» qui a poussé, début août, ces enseignants à tenir plusieurs sit-in devant le siège du ministère de la Santé. Le collectif regrette également que leurs confrères en 5e année de Doctorat de 3e cycle du système LMD se sont vus octroyés des bourses, qualifiant cette situation d’inéquitable. Les enseignants-chercheurs, qui affirment s’être toujours inscrits selon les règles énoncées, qualifient même cette attribution de dérogation, citant l’arrêté n°250 du 28juil 2009 modifié et complété par arrêté n°547 du 02 juin 2016.