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Le film sur Larbi Ben M’hidi a coûté 67 milliards

Prévu le 5 juillet dernier, à l’occasion des festivités du 55ème anniversaire de l’Indépendance nationale, la sortie du film «Ben M’hidi», une fiction historique consacrée au parcours de Larbi Ben M’hidi, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie assassiné par l’armée Française en 1957, a été reporté encore une fois. Selon le producteur du film, Bachir Derais, le film est à sa dernière phase de montage : «Nous sommes à la fin de la phase terminale. Le film sortira prochainement» a ajouté le réalisateur sans toutefois donner de date précise. En Algérie, il ne sera pas distribué faute de salles adéquates. Bachir Derais a indiqué que le film «devrait sortir à la même période» en France, en Italie, au Portugal, et au Canada, alors que sa projection en Espagne et dans des pays arabes était encore «en négociation». Le montage du film, dont le tournage a été lancé en mars 2015 est basé sur un scénario écrit par Mourad Bourboune s’appuyant notamment sur de nombreux témoignages de compagnons de Larbi Ben M’hidi et de sa famille. Ce long métrage qui est adapté au cinéma et la télévision par Abdelkrim Bahloul, a été tourné à Alger, Lakhdaria, Biskra, Bechar, Bejaïa et Tlemcen.  Les scènes ont été tournées dans 9 wilayas à travers le pays et trois pays étrangers, la Tunisie, l’Egypte et le Maroc : «Nous avons reconstitué des scènes authentiques pour raconter la vie et le parcours de Larbi Ben M’hidi. Nous étions obligés de partir à l’étranger pour retrouver certains décors et des ressources humaines qualifiées dans les métiers cinématographiques», avait indiqué Bachir Derrais. Trente pour cent (30%) du tournage a été effectué dans des studios en Tunisie où l’équipe du film a reconstitué les décors des années 1940. Le budget de prévu au départ a été réparti à parts égales par les ministères de la Culture et des Moudjahidine. Ce projet a également bénéficié de financements accordés par des opérateurs économiques algériens publics et privés dont Cevital atteignant au total une enveloppe avoisinant les 670 millions DA, sur mes 800 millions de DA soit 3,2 millions d’euros ce qui fait de lui le film le plus cher du cinéma algérien. Khaled Benaissa (dans le rôle de Larbi Ben M’hidi), Nabil Asli et Idir Benaybouche se partageant les rôles dans ce film dont la production exécutive a été confiée à la société algérienne «Les films de la source», producteur de «Voyage à Alger» de Abdelkrim Bahloul et coproducteur de «Ce que le jour doit à la nuit» du cinéaste français Alexandre Arcady. Pour préparer le tournage de la partie du Congrès de la Soummam, tout le village Timliouine (lieu avec Ighvane où se sont tenues les principales réunions du FLN) a été restauré et rénové durant 12 mois par la société « Les films de la Source ». Quinze (15 00) figurants de la région d’Ouzellagen ont été sélectionnés et recrutés en plus de 1 000 costumes et accessoires civils et militaires loués en France et acheminés vers cette région. Trente cinq (35) acteurs algériens sont engagés pour les scènes ainsi que 45 techniciens. En outre, 25 techniciens étrangers supplémentaires et 30 acteurs français ont été retenus et engagés. Bachir Derais a récemment confié à la presse nationale, qu’avant même le début du tournage, «le projet «avait été bloqué entre 2012 et 2013 par une directive gouvernementale qui conditionne que tout film sur la Révolution doit être soumis à une autorisation spéciale, une autorisation que nous n’avons obtenue qu’en 2014». Il a ajouté que par la suite que les partenaires étatiques ont exigé que le financement du film soit à 100% algérien. En novembre 2017, le réalisateur avait également confié que la finalisation de la post production du film avait encore besoin d’une «dérogation» pour être finalisé à l’étranger.