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La natalité en Algérie, l’une des plus élevées au monde

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D’après une étude de la direction de la population au ministère de la Santé, le taux brut de natalité en Algérie, serait parmi les « plus élevés dans le monde ».
L’effectif des naissances vivantes pour 1.000 habitants, est passé de 19,36 pour mille en 2000 à 25,40 pour 1.000 en 2017.

Cette évolution « place l’Algérie, une fois de plus, parmi les pays ayant une natalité élevée dans le monde », souligne le document présenté à l’occasion de la Journée mondiale de la population, rapporte ce vendredi 13 juillet, l’agence officielle APS.

L’Algérie « est entrée, depuis plus d’une décennie, dans une dynamique démographique marquée par une augmentation soutenue de la natalité », souligne l’étude, qui rappelle que le volume annuel des naissances vivantes, ne cesse d’augmenter, dépassant le cap de million en 2014 pour atteindre 1.067.000 naissances vivantes en 2016, suivi d’un léger recul en 2017 avec 1.060.000 naissances vivantes.

Augmentation rapide de la population, situation économique difficile

Le même document révèle aussi que la fécondité a également enregistré une augmentation entre 2000 et 2017, passant de 2,40 enfants à 3,1 enfants par femme.

A ce rythme, indique l’étude, et en supposant que ce niveau de fécondité augmenterait à 3,5 enfants par femme en 2050, la population algérienne serait de l’ordre de 72,4 millions d’habitants contre 42 millions actuellement avec une structure par âge « très contraignante » marquée par plus de personnes à charge, à savoir les moins de 20 ans et les 60 ans et plus. D’autant plus que, cette croissance démographique rapide « s’inscrit dans un contexte économique et social fortement impacté par la diminution drastique des ressources financières de l’Etat », due à la chute des prix du brut sur le marché mondial.

La planification familiale pour réduire la fécondité

Cependant, et en tendant vers un niveau de fécondité de 2,1 enfants par femme en 2050, soit le niveau de renouvellement des générations, la population augmenterait à près de 62 millions d’habitants et avec une structure très favorable au développement marquée par un ratio entre population à charge (-20 ans et 60 ans et plus) et population en âge d’activité (20-59 ans) faible, permettrait de tirer pleinement profit du dividende démographique au cours de années 2017-2050, selon l’étude, car une « réduction de la fécondité » permettrait « d’alléger les charges liées à la santé, à l’éducation…, ce qui devrait être mis à profit pour aller vers une avenir plus prospère où tous les citoyens sont autonomes, capables de réaliser pleinement leur potentiel et de vivre en toute  satisfaction et en bonne santé ».

Face à l’augmentation de la natalité et de la population, le programme national de planification familiale « reste le principal instrument pour réduire la fécondité des couples en répondant notamment aux besoins non satisfaits estimés à 7% et promouvoir les méthodes modernes efficaces et adaptées à chaque femme en privilégiant les méthodes des longues durée d’action », explique-t-on.

La planification familiale, dans l’ensemble des structures de santé de proximité, fait ressortir une prévalence totale de l’ordre de 57% dont 48% des méthodes modernes. L’étude révèle que la planification familiale concerne autant les
couples habitant le milieu urbain que ceux vivant en milieu rural (57,7% contre 56,1 % en 2013).