Les médecins résidents appellent à un sit-in samedi à Alger

Nadjoua Dani Le


Après le gel de leur mouvement de grève qui n’a pas trop duré, les médecins résidents reviennent à la charge. Le Collectif autonome des médecins résidents (Camra) a lancé ce mercredi 11 juillet, un appel à un rassemblement régional, samedi prochain, au niveau du CHU Mustapha Pacha à Alger.

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«  Le CAMRA d’Alger lance un appel à un sit-in régional de l’ensemble des médecins résidents au niveau du CHU Mustapha Pacha, le Samedi 14 juillet 2017 à 10h00 », indique un communiqué du collectif, précisant qu’il s’agit pour eux de « dénoncer l’ignorance et le peu de considération que porte la tutelle aux enfants du pays, mais également afin que tout le monde sache que les médecins résidents sont toujours debout et prêt à faire valoir leurs droits ».

Selon le Camra, depuis le gel de la grève, les médecins résidents « n’ont absolument aucune nouvelle ni n’ont reçu de contact de la part de la tutelle », a-t-il déploré, et ce malgré les nombreuses demandes d’audiences formulées et réceptionnées par le ministère », explique le collectif.

« Il nous est impossible de trouver une explication satisfaisante et logique à cet état de fait, car il nous paraît que la parole d’un ministre devrait normalement faire foi », a t-il ajouté.

« Menaces et intimidations en tout genre » contre les résidents

Outre cet état de fait, le Camra précise que le gel qu’ils ont décidé pour démontrer leur  « bonne volonté à solutionner au conflit et en réponse directe aux promesses du ministre de la santé en personne, de garantir la reprise du dialogue au lendemain de la reprise du travail », ce fait « malheureusement dans la douleur ».

 Dans certains services, les résidents subissent quotidiennement « menaces et intimidations en tout genre, allant parfois jusqu’à de véritables représailles éhontés et mesquins », dénonce le collectif.

Les médecins résidents candidats à l’examen de fin de spécialisation (DEMS), depuis une semaine,  « sont contraints de passer un examen dans des conditions ne répondant à aucune norme de par le délai accordé entre l’annonce de la date des examens et leur début, et par le fait qu’ils ne bénéficieront d’aucune session de rattrapage », conclut la même source.


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