Un rassemblement en solidarité avec les prisonniers du Hirak du Rif, organisé samedi soir, par des militants du mouvement de contestation rifaine de la ville marocaine de Nador a été violemment empêché par les forces de l’ordre marocaines, indiquent ce dimanche 8 juillet, des sources locales.

La place « Tahrir »  ou devait se tenir le sit-in de solidarité a été « assiégée » dès l’après-midi de samedi, d’après des militants du Hirak, par les forces de l’ordre qui refusaient tout regroupement dans ce lieu.

Un « impressionnant dispositif sécuritaire» a été déployé au centre de la ville et sur les grandes artères de Nador bloquant l’accès à la grande place « Tahrir » aux centaines de manifestants venus des autres localités du pays exprimer leur colère suite aux lourdes peines allant jusqu’à 20 ans de prison prononcées fin juin dernier à l’encontre des militants du Hirak du Rif par la Chambre criminelle de Casablanca.

Face à cette intervention musclée, les  militants venus exprimer leur indignation et leur consternation « n’ont pas pu donc tenir leur mouvement de protestation ». Certains qui ont « tenté de briser les cordons de sécurité » ont été « arrêtés » avant d’être libérés, tandis que d’autres « ont été blessés » à la suite de l’intervention brutale des agents de l’ordre.

Malgré cette répression, des défenseurs et des militants rifains « sont déterminer » à continuer la lutte « jusqu’à la libération de tous les prisonniers injustement incarcérés pour avoir dénoncé l’injustice et les conditions de vie difficiles des populations rifaines ».

En dépit des « menaces » et « des mesures de répressions prises par les autorités du Makhzen », les manifestants ne comptent pas céder et envisagent d’organiser d’autres rassemblements de soutien aux détenus du Hirak.

La  mobilisation citoyenne, pour dénoncer la condamnation des 53 militants du Hirak, a gagné, presque toutes les grandes villes marocaines et même à l’étranger.

Des personnalités et des organisations de défense des droits de l’Homme ont exprimé également leur indignation et ont dénoncé une « parodie de procès », appelant les autorités marocaines à libérer immédiatement les détenus du mouvement de la contestation rifaine.