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Première édition du festival des cinémas arabes à Paris : Un hommage à Mahmoud Zemmouri

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Le Festival des cinémas arabes  est de retour. Il se tiendra du 28 juin au 8 juillet 2018 à l’Institut du Monde arabe à Paris (IMA). Interrompu en  2006, ce Festival constitue une occasion en or pour les différents réalisateurs, cinéastes et acteurs arabes venus particulièrement  d’Algérie, de Syrie, du Liban, ou encore d’Irak, de Palestine, de Tunisie et même des Émirats arabes unis pour faire parler  leur monde arabe et le faire bouger, pourquoi pas.

Le film d’ouverture de la première édition du Festival des cinémas arabes de l’IMA, sera le prix du Jury de Cannes 2018, CAPHARNAÜM, de la libanaise Nadine Labaki en sa présence.

Plus de quatre-vingts films, fictions et documentaires, courts et longs, tous produits ces deux dernières années, disputeront les prix de cette première édition, présidée par Hiam Abbass, actrice et réalisatrice palestinienne. Faouzi Bensaïdi, réalisateur, scénariste et acteur marocain quant à lui, présidera le jury fiction. Le jury documentaire sera conduit par Serge Le Péron, rédacteur, chroniquer et réalisateur français.

L’IMA a tenu par ailleurs à rendre hommage à Jean Chamoun, cinéaste libanais, à travers la projection  de son film « L’Ombre de la ville », ainsi qu’au réalisateur de « De Hollywood à Tamanrasset », l’algérien Mahmoud Zemmouri. Acteur, réalisateur et scénariste algérien, Mahmoud Zemmouri est né le 2 décembre 1946 à Boufarik (Algérie). Il a fait sa carrière essentiellement en France. Il  est notamment connu pour avoir interprété « Rachid » dans le césarisé Tchao Pantin de Claude Berri (1983) et Omar dans La Smala de Jean-Loup Hubert (1984). Il meurt le 4 novembre 2017 dans un hôpital parisien.

Le cinéma algérien  sera également représenté  dans la compétition fiction par le long-métrage de Yasmine Chouikh, Jusqu’à la fin des temps. On trouve également dans le court métrage, d’autres films  :  Deglet Nour de Sofiane Halis, Master of the classe de Hakim Zouhani et Carine May, Terrain vague de Latifa Saïd et  Un jour de mariage de Élias Belkeddar. Dans la compétition documentaire, les longs-métrages de Karim Sayad et de Fayçal Hammoun, respectivement Des moutons et des hommes, Vote off, seront également en compétition.

Les regards seront tournés également  vers le cinéma saoudien qui connaît ces derniers temps un nouvel épanouissement  en termes de formation, de production et de diffusion, où une sélection de courts-métrages sera présenté.

On assistera par ailleurs à l’organisation de  deux  rencontres en présence des professionnels arabes et européens. Prévue le samedi 30 juin, la première rencontre portera sur les résidences et ateliers d’écriture en Europe et dans le monde arabe. La seconde se focalisera le 1er  juillet, sur l’Industrie cinématographique palestinienne et les conditions de production et de tournage de films dans ce pays. Deux ateliers : Écriture de scénarios court métrage et  Talents en court / De l’écrit à l’écran, destinés aux porteurs de projets et aux jeunes autodidactes sont également au programme de la manifestation. Se déroulant sur 10 jours dans différentes villes du monde, le premier atelier  vise à « encourager les voix visionnaires et audacieuses dans l’art de la scénarisation ». Un prix couronnera le meilleur scénario à la fin de l’atelier. Enfin, l’IMA qui prévoit une séance dédiée au jeune public (7-77ans),  compte projeter les  films  hors les murs de son enceinte, dans plusieurs salles parisiennes, en banlieue et en province.