Leila Haddad sanctionnée

L’ancienne journaliste algérienne de l’ENTV Leila Haddad Lefèvre, responsable de la publication d’ une vidéo attentatoire au chef de l’Etat, à partir su parlement européen,  a été sanctionnée. Elle n’est plus autorisée à accéder au plateau de télévision du Parlement de l’UE, pour avoir « violé les règles internes de l’institution et abusé de la confiance des personnels de la direction des communications du Parlement européen ».

Lors d’une entrevue, jeudi 7 juin, le chef de cabinet du président du Parlement européen, Diego Canga Fano, a exprimé « ses regrets » à l’Ambassadeur d’Algérie à Bruxelles Amar Belani , suite à la diffusion d’une vidéo attentatoire aux symboles de l’Etat algérien, enregistrée dans les espaces de l’UE et « l’a informé qu’une enquête interne a été menée par ses services pour connaitre les circonstances dans lesquelles cette vidéo a été tournée », rapporte l’Agence officielle APS.

Jeudi,  sur instruction du ministère des Affaires étrangères, l’Ambassadeur d’Algérie à Bruxelles, Amar Belani, a « effectué une démarche pressante auprès de M. Diego Canga Fano, Chef de Cabinet du président du Parlement européen, afin de demander des explications et clarifications sur l’utilisation frauduleuse par la correspondante de la Chaîne satellitaire «Al-Hiwar TV» des installations du Parlement pour l’enregistrement d’une vidéo attentatoire à l’honneur et à la dignité des symboles et des institutions algériennes », précise la représentation diplomatique.
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D’après M.Fano, il en ressort de l’enquête que, « Mme Haddad-Lefèvre a délibérément enfreint les règles internes de l’institution et a abusé de la confiance des opérateurs du plateau de télévision du Parlement européen en dissimulant ses intentions malveillantes », ajoute le communiqué.

A cet effet, la direction générale de la communication du Parlement européen a « adressé une lettre d’avertissement à Mme Haddad-Lefèvre, l’informant qu’à titre conservatoire, son accès aux studios d’enregistrement du Parlement européen a été suspendu le 6 juin 2018 jusqu’à ce qu’elle rende compte de ses agissements irresponsables devant une commission appelée à statuer sur son accréditation », précise la même source.

« L’Ambassadeur d’Algérie a pris acte de ces explications ainsi que des mesures adoptées en vue de mettre un terme à cette manœuvre malveillante », conclut le communiqué.