Tunizen

Affaire Me Ali-Yahia : le collectif de soutien répond aux Domaines

Hichem B Le


L’élan de solidarité provoqué par l’affaire dite de l’avocat Ali-Yahia Abdennour, empêché d’acquérir un logement qu’il occupe depuis août 1962, a fait réagir la direction générale des Domaines.

C’est en réponse aux déclarations du DG des Domaines que le Collectif de solidarité avec Ali-Yahia Abdennour a estimé nécessaire d’apporter quelques éléments d’informations pour mieux éclaircir cette affaire.

Ainsi, dans son communiqué, le collectif a souligné qu’après « les manœuvres occultes des chargés de mission » pour parasiter la mobilisation citoyenne autour de Me Abdennour Ali-Yahia, c'est le directeur général des Domaines qui vient de monter au créneau.

Le Collectif considère que cette sortie du DG des Domaines n’est autre qu’une tentative « de noyer dans un magma d'approximations factuelles, d'arguties réglementaires et de perfides insinuations, le déni de justice qui a ciblé le vieux militant, et l'émoi engendré dans l'opinion publique, pour banaliser ainsi un intolérable arbitraire comme un simple litige administratif qui serait en voie de règlement ».

Le collectif précis, à cet effet, que le DG des Domaines « date du 27 février 2018 la demande de Me Ali-Yahia pour la régularisation de son appartement », « omettant, poursuit-il, de mentionner les courriers antérieurs restés sans suite, et dont le premier remonte au 14 septembre 2014 », ajoutant que le responsable a écrit qu’ « une société répondant à la dénomination "UNIAL Algérie", inscrite au registre de commerce le 17 Décembre 2014 comme succursale d’une société étrangère, se prévalant de la propriété des appartements en cause a introduit une action devant la section foncière du Tribunal de Bir-Mourad-Rais "en vue d’amener notamment M. Ali Yahia Abdenour à verser les montants des loyers de l’appartement qu’il occupe et non payés depuis Janvier 2013".

Pour les soutiens de l’avocat, cela laisse entendre que l’avocat « serait un mauvais payeur ». Il souligne, par ailleurs, que « le DG des Domaines a omet de dire que c'est sur instruction de sa direction, qui les a informés du nouveau statut de leurs appartements, désormais biens vacants, que les locataires avaient cessé de payer les loyers ». « Il est nécessaire de préciser que la société étrangère, dont l'Unial Algérie était la succursale, a été dissoute par une décision de justice », s’interrogeant, en outre sur « le statut juridique de sa succursale en Algérie avant le 17 septembre 2014, date son inscription au Registre de commerce ».

Pour ce Collectif, une question subsidiaire s’impose, à savoir si une succursale d'une société étrangère dissoute, a-t-elle le droit de prétendre à un statut légal en Algérie? ». Poursuivant dans sa lancée, le Collectif explique que contrairement à ce qu'affirme le Directeur général des Domaines, « d'autres locataires de l'immeuble Lutécia qui étaient dans la même situation que Me Ali-Yahia ont bel et bien régularisé leur situation ; après avoir déposé leur dossier et réglé le prix d'achat de leur logement, ils attendent d'en recevoir les actes de propriété ».

Le Collectif a jugé utile de se mettre sur l’offensive en exigeant du DG des Domaines des réponses sur : « qui sont les nouveaux propriétaires des résidences d'Etat et des villas somptueuses "biens vacants" acquises par les privilégiés du régime ? Et à quel prix? ».

Ooredoo Switch


Sur le Meme Thème

Scroll Up