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Médecins résidents : Préservez le Père et les Fils de l’opprobre de l’histoire

Contribution Le


Si nous sommes, à priori, en plein dedans du compte à rebours pour le cas du mois sacré de Ramadhan que le commun des musulmans attendent avec enchantement et fierté, on est en droit de se demander où en est dans le cas du conflit entre le CAMRA et le Ministère de la santé et de la réforme hospitalière ?

Le lien entre le mois sacré de Ramadhan et le conflit CAMRA/MSRH est d’autant plus clair que d’aucuns considèrent comme nec plus ultra de la délivrance et de la rédemption, l’urgence d’engager de réels mécanismes afin de mettre un terme à ce marasme de trop – car l’Algérie en souffre de beaucoup dès lors qu’elle est à 97% in-Indépendante !  - dont les seules victimes sont les couches déshérité, les malades chroniques et autres citoyens(nes) habitants les zones enclavées de notre chère patrie Algérie.

Mais hélas ! Car le nœud gordien de la question est autre. A qui la faute en fait ? Qui est habilité à porter un jugement définitif pour nous dire qui des deux protagonistes (CAMRA/MSRH), est à l’origine de la souffrance des algériens  pour qui le droit aux soins n’est pas à soumettre à la volonté ni d’EL HAKIM  ni d’EL HAKEM ?

Le peuple est en droit d’apprendre l’officiel si l’on ne veut pas consolider et préserver notre statut de pays colonisé alimentairement par celui de colonisé médicalement ! Or, l’officiel sort du sérail. Il provient de l’administration et cela n’a jamais été l’apanage de l’administré. Qui est donc l’instigateur du condamnable ? Dites-le,   Dites- les.

« Jetez-le » (et /ou) « les », à la vindicte populaire et laissez la souffrance des millions d’algériens faire le reste. Ce sera, sans coup férir, les meilleurs compte à régler avec  la partie qui sème le mal et la désolation dans les milieux censés êtres soutenus et pris à bras le corps.

Oui, c’est l’ultime appel de votre serviteur à l’administrateur : faites votre boulot. Nos enfants, certains bacheliers dès le 20 Juin 2018,  ont besoin de la vérité, laquelle elle fera office de motivation pour travailler dur, très dur à dessein d’arracher le sésame, ô combien difficile, de faire des études en médecine!

Cependant, il faut faire la part des choses. L’idée n’est pas la mienne. C’est plutôt le SOS d’un diabétique qui a raté son rendez-vous juste avant la radicalisation du mouvement de protestation pour des considérations d’éloignement, et qui ne s’est pas fait consulté par son médecin traitant habituel (résident de son état), en grève depuis six mois.

Le cri n’est pas non plus le mien. C’est celui d’une citoyenne qui, souffrant d’une grave pathologie du cœur, n’a pas eu l’opportunité d’être tranquillisée, comme à l’accoutumé, par son médecin traitant ayant préféré la solution radicale pour faire entendre sa voix à l’endroit d’une tutelle, certes sourde, mais qui oublie que lui-même était sourd à l’endroit d’un malade conscient de toutes les réalités, pour avoir été longtemps « pensionnaire » des centres hospitaliers, mais impotent donc forclos des terrains de luttes pour espérer une quelconque aide de sa part.

D’autres cas, ils sont des milliers, voire des millions d’Algériens, certains ont rejoint un autre terrain de lutte, le grabat en l’occurrence, en lieu et place de celui que nos enfants, frères et sœurs et quelquefois parents, résidents estime idoine pour arracher leurs revendications.

Ceci dit, en attendant notre tour, et il viendra tôt ou tard, à fouler l’arène des luttes qui ne font qu’accabler d’opprobre la noble profession de médecin en Algérie, à sa tête le père Hasbellaoui, l’oto-rhino-laryngologue qui croise le fer avec les fils résidents, c’est l’Algérie, constantes nationale comprises, qui paie !

Par Ahcène Takheroubt 

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