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Projet de loi sur la Santé: 22 amendements retenus

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Ils sont 22 amendements retenus parmi les 73 proposés par les députés à l’assemblée populaire nationale concernant le projet de loi sur la Santé, prévu pour être adopté, demain lundi. C’est ce qu’a révélé le président de la commission sanitaire, des affaires sociales, Mohamed Bouabdallah, qui était l’invité de la chaine 3, aujourd’hui. Pour lui, et au moment où les pharmaciens sont montés au créneau s’opposant à l’article 259, dans sa mouture originelle qui existe dans l’ancienne loi et qui consacre la gestion des pharmacies par les pharmaciens eux-mêmes, le projet de loi permettra de solutionner « beaucoup de problèmes ».

Démentant l’idée selon laquelle la contractualisation menacerait le principe de gratuité des soins, il met en avant l’article 12 de la loi énonçant que celle-ci est garantie pour tous, à travers l’ensemble du pays.

Concernant l’article 343 de cette loi, limitant le financement de cette gratuité par l’Etat, en excluant environ 8 millions de non assurés, M. Bouabdallah dément cette idée en rappelant que la Caisse de sécurité sociale gère 40 millions d’adhérents et que le reste est constitué d’une frange de la société «  en difficulté », laquelle, selon lui, sera prise en charge par le « système de solidarité ».

« Je ne pas croire que le caractère social de l’Algérie soit remis en cause. Je suis confiant pour cela », a-t-il déclaré. A propos du temps complémentaire, supprimé auparavant, que les praticiens aurait réussi à faire réintroduire dans l’article 176, l’intervenant signale que les membres de la commission qui ont travaillé autour de cette loi ont adopté une solution intermédiaire consistant à ne pas interdire celui-ci, ni à l’autoriser ».

Selon lui, c’est au ministre de la Santé qu’appartiendra « le courage et la capacité » de réglementer cette pratique par le contrôle « et les inspections ».   L’intervenant tient, d’autre part, à souligner que tous les articles contenus dans la loi sur la Santé vont dans le sens de la protection du malade, à travers des soins de qualité. Selon lui, cela va être possible parce que les établissements hospitaliers ne seront désormais plus gérés comme une administration et que de plus, ils bénéficieront d’une autonomie plus large par rapport à leur tutelle.

Rappelons que le Snapo, syndicat représentant les pharmaciens, avait brandit la semaine passée, la menace d’une grève illimitée dénonçant certains articles de ce projet de loi.  La grève a été annulée, selon Messaoud Belamri, président du Snapo, qui a justifié cette annulation par les garanties donnés par le ministre de la santé. « Le ministre nous a donné des garanties pour revenir à l’article 259, dans sa mouture originelle qui existe dans l’ancienne loi et qui consacre la gestion des pharmacies par les pharmaciens eux-mêmes », a déclaré MBelambri.

Et tout en annonçant la suspension de la grève, le SNAPO laisse ouverte la réunion de son bureau national, jusqu’à l’abrogation de cette loi par la commission parlementaire qui doit effectivement revoir le projet avant la séance de vote.

L’article controversé touche « le cœur même du métier » Selon Mesaoud Belamri pour qui l’actuel projet de loi « bafoue l’activité du pharmacien » qui doit, selon lui, « rester le seul propriétaire et gestionnaire de sa pharmacie »