pharmaciens algérien
Les pharmaciens en grève

L’Express-DZ : Le projet de loi sur la santé sera adopté demain sachant que ce projet a suscité de vives inquiétudes auprès des pharmaciens surtout concernant la suppression l’article 259. Le Snapo a d’ailleurs menacé d’organiser une grève illimitée puis a suspendu cette grève après avoir eu des garanties de la part du ministre dans ce sens. y-a-t-il du nouveau à ce sujet ?

MBelambri : Nous sommes toujours confiants à ce sujet et nous sommes encore plus rassurés après les propos tenus ce matin par le président de la commission sanitaire, des affaires sociales, au niveau de l’APN, Mohamed Bouabdallah. Le ministre nous a donné des garanties pour revenir à l’article 259, dans sa mouture originelle qui existe dans l’ancienne loi et qui consacre la gestion des pharmacies par les pharmaciens eux-mêmes et le représentant parlementaire a confirmé cet engagement en révélant que c’était une faute d’attention et que la commission parlementaire a pu rectifier cela. Selon MBouabdallah nul n’accepte que la pharmacie soit gérée par des non pharmaciens.

Que stipule l’alinéa de l’article 259 du projet de loi de la santé relatif à l’activité des pharmaciens ?

Cet article 259 du projet de loi de la santé relatif à l’activité des pharmaciens, stipule que « le pharmacien est l’unique propriétaire et le gestionnaire de l’officine dont il est titulaire». Et après les délibérations autour du projet de loi sanitaire, les pharmaciens ont constaté que cet alinéa de l’article en question a été supprimé par les membres de la commission santé de l’APN, ce qui a provoqué la colère et la réaction des pharmaciens.

Il faut savoir qu’à aucun moment, cette disposition n’a été remise en question lors des différents réaménagements dont cette loi a eu à faire l’objet.

Si celle-ci avait été maintenue en l’état, l’activité pharmaceutique allait s’en trouver ouverte au pouvoir de l’argent et à une domination extérieure au pays, du marché de la distribution du médicament. Et au lieu du pharmacien, ce sera à des entités commerciales que sera désormais dévolu le rôle de gérer une ou plusieurs officines à la fois.

Donc les propos du le président de la commission sanitaire, des affaires sociales vous rassurent ?

Absolument. On sait maintenant que la suppression de cet article a été faite par erreur et il a été rectifié. Il va rester tel qu’il a été adopté par le gouvernement.