baisse de l'épidémie de rougeole

Le Directeur de la prévention et de la promotion de la santé au ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Djamel Fourar, a indiqué ce dimanche que 1.263 cas de rougeole avaient été enregistrés dans les wilayas d’El Oued et de Ouargla.

Le plus grand nombre de cas de rougeole a été enregistré dans la wilaya d’El Oued où trois nourrissons et un quinquagénaire sont décédés contre une personne âgée de 26 ans décédée à Ouargla, a déclaré  à l’APS Dr Fourar.

Djezzy Binatna

43.000 enfants âgés entre 6 et 14 ans ont été vaccinés à Ouargla contre 39.000 à El Oued, a-t-il fait savoir, indiquant que l’opération se poursuivra pour ceux qui n’ont pas été vaccinés durant les campagnes de mars 2017 et janvier 2018.

 Le ministère de la Santé a dépêché un groupe de spécialistes dans ces deux wilayas pour apporter l’appui nécessaire et éviter « une pandémie », a-t-il indiqué.

Ces cas de rougeole sont dus à « la réticence des parents de faire vacciner leurs enfants », a-t-il ajouté, soulignant que l’état d’alerte est déclenchée par les autorités publiques dans le cas ou cinq cas sont  enregistrés dans une région.

Dr. Fourar appelle, dans ce sens, les citoyens à se rapprocher des établissements de santé publique de proximité (EPSP) pour faire vacciner leurs enfants.

L’Etat a consacré une enveloppe financière de 6 millions d’euros pour éliminer définitivement ces deux virus,  dans le cadre du programme complémentaire du calendrier national de vaccination anti rougeoleux et anti rubéoleux.

Dr Fourar s’est dit satisfait de l’élimination de la poliomyélite et du Tétanos chez les nouveau-nés en Algérie, tel que reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ajoutant qu’elle aspire, dans le cadre de cette dynamique, à  « éliminer la rougeole et la rubéole ».

La campagne de vaccination organisée en mars dernier (2017) en coordination entre le ministère de l’Education nationale et celui de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière au niveau des établissements scolaires et ayant ciblé près de 7 millions d’élèves âgées entre 6 et 14 ans a connu un faible taux de réponse de la part des parents en raison du tollé médiatique suscité par certains sur l’innocuité des vaccins et leur origine.

Pour pallier la situation, le ministère de la Santé a dû organiser une campagne de rattrapage entre le 25 décembre 2017 et le 7 janvier 2018 au niveau des établissements de santé mais elle n’a réalisé que 45% de son objectif.