cheminots d’origine nord-africaine

La cour d’appel de Paris a confirmé ce mercredi à  la Société nationale des chemins de fer (SNCF), le jugement rendu en première instance selon lequel la SNCF avait fait preuve de discrimination envers 848 cheminots d’origine nord-africaine dans les années 1970.

Soutenus par les associations, et leur avocate Clélie de Lesquen-Jonas, Les Chibanis s’étaient portés partie civile au terme de treize années de procédure. Toutefois il est impossible dans l’immédiat de connaître le nombre précis de cas de discriminations avérés, ni le montant total des dommages et intérêts. 848 plaignants, aujourd’hui à la retraite, estimaient ne pas avoir eu droit aux mêmes salaires et avantages sociaux que leurs camarades français.

 Ils demandaient en tout 628 millions d’euros pour les différents préjudices subis en termes de salaire, carrière, retraite, formation ou accès aux soins. Le montant des dommages et intérêts n’a pas encore été communiqué. Rappelons que  La SNCF avait été déjà condamnée par les « prud’hommes » en septembre 2015 à leur verser plus de 170 millions d’euros, mais avait fait appel de cette décision.