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Hocine Bouraba, président de l’ONTA : Les véhicules des taxieurs confisqués

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L’express DZ : L’Organisation nationale des transporteurs algériens ONTA vient d’adresser une lettre ouverte au Premier ministre exposant le problème des taxieurs exerçant à travers plusieurs régions du pays qui ont vu leur véhicules de type 806 confisqués par les services des douanes. D’abord pouvez-vous nous en dire plus sur ce problème ?

M Bouraba : Le problème date de mi-décembre lorsque les Douanes algériennes et les différents services de sécurité ont commencé à saisir, plus de 150 véhicules de type Peugeot 806, un monospace très apprécié par les transporteurs de voyageurs car il prend sept places et il est très prisé par les taxieurs inter wilayas. Je dirai que 98% des taxieurs inter wilayas utilisent ce type de véhicule.

Quelles sont les causes avancées ?

Concernant les causes, nous avons entendu qu’il y a une enquête judicaire enclenchée l’année passée a révélé qu’un réseau de trafiquant international a introduit illégalement en Algérie, depuis 2001, plus de 7000 véhicules de ce type. A notre connaissance également c’est Interpol qui a révélé ce trafic.  On a entendu également que ces véhicules en provenance d’Europe et du Maroc entre autres, transitent par les pays du Sahel, avant qu’ils ne passent la frontière algérienne.

Par la suite, ces «806» sont proposées à la vente au niveau de plusieurs marchés de voitures du pays, surtout au Centre, mais aussi sur des sites Internet.

C’est à partir de là que les services de sécurité ont décidé de «saisir» ce type de véhicules pour vérifier leurs provenances et l’authenticité des documents en possession de l’acquéreur. Et comme beaucoup de chauffeurs de taxis utilisent ces «Peugeot», cette situation a poussé leurs syndicats à réagir.

Qu’est-ce que vous demandez dans votre lettre ?

Nous demandons que justice soit rendue à ces victimes, car pour nous les taxieurs n’ont rien à voir avec ce trafic. Ils ont acheté leurs véhicules qui est passés par différents services avant qu’ils soient en activité. Il faut aussi une enquête approfondie pour trouver les vrais coupables où bien de trouver des solutions soit régulariser ces véhicules ou indemniser les 150 chauffeurs de taxis qui sont responsables de familles entières.