La Russie a exprimé ses inquiétudes vis à vis de l’approche choisie par l’Occident afin de résoudre la crise sur la péninsule coréenne, évoquant notamment une situation « dangereuse », au lendemain de la session du Conseil de sécurité de l’Onu tenue vendredi.

Selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, Moscou s' »inquiète que la logique de la pression domine l’approche de l’Occident face au problème du règlement de la crise nord-coréenne ».

« Après la réunion du Conseil de sécurité de l’Onu, à laquelle ont participé un certain nombre de hauts représentants des pays occidentaux, nous avons eu l’impression que la logique de la pression dominait leur approche. C’est un signe très inquiétant pour nous : je ne voudrais pas être dans une situation où, malgré tous les efforts déployés par la Russie, la Chine et par nos deux pays conjointement, une spirale de la confrontation prenne de l’ampleur », a déclaré Serguei Riabkov.

« Nous mettons en garde nos collègues contre ce développement et les appelons à peser les conséquences », a-t-il expliqué, ajoutant que Moscou exhorte également les Etats-Unis et la Corée du Nord à entamer un dialogue.

« Seule l’ouverture au dialogue de la part de Pyongyang et de Washington, la réticence mutuelle et le désir d’établir un point de départ pour une initiative diplomatique peuvent nous permettre de sortir la situation de son actuel état extrêmement dangereux », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères.

Ces déclarations interviennent après que le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson n’a pas repris vendredi devant le Conseil de sécurité de l’Onu son offre de dialogue « sans conditions préalables » avec la Corée du Nord, qu’il avait formulée en début de semaine.

A rappeler que Pyongyang a testé avec succès un nouveau missile balistique intercontinental fin novembre.