permis de conduire

Dans cet entretien, le président de la Fédération nationale des auto-écoles (FNAE) Aoudia Zinneddine  nous révèle les raisons de la hausse du prix du permis de conduire dès 2018. Il estime que l’augmentation du prix du carburant et des impôts ont un lien direct avec cette hausse du prix des dossiers pour l’obtention du permis.  M Aoudia évoque également les propositions faites la par  FNAE pour installer des centres d’examens afin de faciliter la tâche aux ingénieurs.

Express-Dz : Il y a des informations qui circulent faisant état de la hausse du prix du permis de conduire dès 2018. En tant que représentant des auto-écoles, est-ce que vous confirmez cette information ?

M.Aoudia : Oui je confirme l’information. Le prix du permis de conduire va augmenter dès 2018 pour plusieurs raisons. Il y a d’abord le prix du carburant qui va connaitre une hausse, et comme les auto-écoles travaillent avec des véhicules donc cela va se répercuter sur les dépenses. Aussi il y a les impôts qui vont augmenter, le prix de la location des locaux qui est également en hausse ; donc c’est pour toutes ces raisons que nous trouvons légitime de revoir le prix du permis de conduire. Je tiens à dire également que nous avons soumis au ministère des transports des propositions sur le sujet, où nous avons suggéré d’exiger à toutes les auto-écoles un prix unifié afin qu’il y ait une concurrence loyale, car elle est actuellement anarchique et déloyale, au moment où on trouve dans certaines wilaya, des auto-écoles qui appliquent un prix de 8000 da, pour le permis de conduire, alors que dans d’autres, elles appliquent un prix dépassant les 30 000 da. Nous avons constaté que ça devient un business. Chaque auto-école pratique le prix qui l’arrange. Nous avons donc insisté sur l’unification du prix pour les auto-écoles au niveau national afin de mieux organiser l’activité en l’éloignant des pratiques purement commerciales. Justement, la fédération compte réunir les représentants des auto-écoles de 48 wilayas, pour discuter de cette question, sans oublier les sujets relatifs au quota des candidats, au nouveau programme national de formation et aux examens.

Justement qu’en est-il du nouveau programme de formation ?

Sur cette question précisément, la fédération est en train de sensibiliser les gérants des auto-écoles dans ce sens. D’ailleurs, la fédération a organisé une rencontre les 27 et 28 septembre à Ain Defla portant sur l’application du nouveau programme national de formation. Le but étant de sensibiliser les gérants sur l’application de ce dernier. C’était également une occasion pour réitéré nos revendications qui sont toujours en suspens.

Peut-on connaitre ces revendications ?

Il y a un autre point important, à nos yeux, celui des tarifications. Nous demandons également de diminuer le nombre d’examen par mois à deux au lieu de quatre. Même cas pour le nombre de candidats. On veut que celui qui a un seul véhicule prenne en charge 15 candidats par mois au lieu de 30. Toutes ces mesures ont un objectif, celui de réorganiser l’activité des auto-écoles. Et avec l’application de ce nouveau programme, l’obtention du permis de conduire se fera en trois mois et non en 40 jours comme actuellement. C’est ce qui va donner une valeur au permis de conduire. Nous appelons à l’occasion, le ministère à accélérer les choses en espérant que ce sera fait le plus tôt possible afin de le mettre en application. Je reconnais que le ministère nous a ouvert les portes et nous a écoutés.

Il y a un point très important que nous soumettant comme proposition au ministère des transports. Il s’agit de l’installation des centres d’examens qui n’existent pas actuellement. Ces centres régleront beaucoup de problèmes pour les ingénieurs. Le ministère s’est engagé à concrétiser cette question dès 2018.

Qu’est-ce que vous avez programmé pour la suite de vos activités ?

La fédération va tenir le 30 décembre son conseil national avec la participation de tous les représentants des 7000 auto-écoles qui  existent sur le territoire national.